Endodontie

L'endodontie est la discipline de la médecine dentaire qui se rapporte aux maladies de la pulpe dentaire. L'intérieur de la dent est occupé par la « pulpe dentaire », c'est-à-dire par les cellules habituelles du corps humain (fibroblastes, etc.), par des vaisseaux qui alimentent en globules rouges (chargés d'oxygène) et nutriments, et aussi par des fibres nerveuses connectées au nerf trijumeau. La pulpe occupe une partie importante de la racine et communique, par l'apex de la dent, avec les tissus environnants de la mâchoire. Les maladies de l'endodonte (partie intérieure de la dent) se manifestent par une inflammation ou infection du système canalaire qui contient la pulpe dentaire.

Dans le langage populaire, on appelle cela « une rage de dents » ; c'est un abcès dentaire en formation qui est très douloureux et qui nécessite un traitement chimique et mécanique du système canalaire afin d'éliminer tout tissu infecté, déjà nécrosé, ainsi que les bactéries qui s'y trouvent. Avec le temps, une infection endodontique peut évoluer vers un abcès chronique qui se draine par voie naturelle (fistule), le plus souvent par la gencive.

Les dents malades débarrassées des tissus enflammés et des bactéries seront ensuite obturées avec des produits biocompatibles et les plus étanches possibles, qui s'adaptent à l'anatomie tridimensionnelle des racines.

Les dents peu délabrées seront complètement reconstruites par des incrustations en résine ou céramique qui seront collées dans la dent. Si la dent est très délabrée, mais estimée par le praticien utile de conserver, sa racine servira pour appuyer une couronne qui fera peut-être partie d'une reconstruction plus étendue (« pilier de bridge »).Dans des cas plus extrêmes, lorsque la dent est très fortement délabrée et que le traitement endodontique n'est pas faisable dans des conditions optimales, dans nos cliniques , nous préférons extraire la dent et la remplacer par un implant. Cette philosophie s'appuie sur nos résultats publiés en implantologie , par rapport aux taux de succès rapportés dans la littérature scientifique pour les traitements endodontiques (+95% versus 80%).